« Pendant 40 ans et sans transition, nous sommes passées des couches culottes à des conférences à l’Élysée… » (extrait)
« Françoise, j’ai dévoré ton livre d’un trait » pourrais-je lui dire. Il faisait partie de mes (nombreux) livres à lire. J’ai commencé hier soir à lire « La famille chevillée au cœur » et je suis allé jusqu’au bout sans m’arrêter. Le livre autobiographique de Françoise Caron raconte son parcours, sa famille et son service auprès des familles et des autres.
C’est un réel bonheur de lire ce livre ! De voir comment avec son énergie, dès son adolescence, malgré (ou grâce à) son handicap visuel, avec sa propre histoire familiale, elle a bâti une vie qui l’a menée à être présente à l’Élysée pour défendre les familles et à être présidente de la Fédération Nationale des Familles Protestantes. Rien n’aurait été possible sans le soutien continu de son mari Christian et sans sa foi en Dieu. Il paraît que la foi permet de déplacer des montagnes ; c’est ce qu’a fait Françoise Caron, avec sa foi, elle a déplacé des montagnes et impacte encore aujourd’hui la vie de familles, de jeunes, d’enfants…
Grâce à l’entremise du « petit frère » Jean-Luc Gadreau, j’ai le bonheur de rencontrer Françoise et Christian Caron en juillet 2016. En tant que permaculteur, je leur apporte mon expertise pour démarrer le jardin partagé de l’Association Familiale Protestante Maranatha, rue des Patis à Osny (Val d’Oise). Lors d’une réunion, je présente aussi mon projet de jardin botanique des plantes de la Bible « Les Jardins de Chanabier ».

Je peux donc visualiser tous les lieux dont elle parle dans son livre écrit avec l’aide de Fabienne Soulard (biographe). Je peux me rappeler comment ce court séjour en juillet 2016 a eu un impact positif dans ma relation avec mon fils Jonathan, âgé de 12 ans, qui m’accompagnait.
« Qui aurait cru alors que je pensais ne pas pouvoir construire une famille, que la mienne serait aussi un lieu de refuge pour les enfants blessés, pour les personnes isolées. Qui aurait cru que je deviendrais celle que les médias ont appelée « Madame Famille » » (extrait de l’introduction du livre)
Ce livre est aussi un appel à transcender nos difficultés comme pour la graine qui meurt et qui porte du fruit. Cela fait écho aussi à mon vécu quand j’ai accueilli au sein de mon entreprise de paysage un jeune malentendant. Françoise, malvoyante, s’est « battue » pour travailler et vivre dans notre société. Elle a eu le soutien de ses frères, de sa famille, d’amis…
Philippe Brest, formé au paysage dans un institut spécialisé pour malentendant, a huit ans d’expérience dans le paysage quand je l’accueille. Pendant huit ans, il est resté au bas de l’échelle, à faire le manœuvre. Un an après, à la fin de son contrat de professionnalisation, il a enfin « un titre » qui lui a permis de créer sa propre entreprise de paysage. C’est le meilleur employé que j’ai eu !
Nos handicaps, nos difficultés, nos problèmes, ceux connus ou ceux qu’on cachent, ne sont pas des révélateurs de notre identité en Dieu. « Rien n’est impossible à Dieu » disait ma mère. Par son parcours, Françoise Caron montre qu’encore aujourd’hui, Dieu peut transformer le parcours de notre vie, la transcender pour le mieux de notre humanité.
« Surtout quand ta propre histoire est d’une richesse incroyable, faite de peines et de joies, de souffrance et de résilience. Quand ta vie devient un hymne à l’espérance et à la foi. Alors, oui, ton histoire peut aussi devenir parabole et source jaillissante pour celle et celui qui écoutera, celle et celui qui lira. »
(extrait de la préface écrite par Jean-Luc Gadreau pasteur et journaliste)

